Retrouver de l'énergie quand tu es épuisée
19 octobre 2026 · 4 min de lecture · Bien-être
Après mon burn-out, j'étais tellement épuisée que j'avais du mal à sortir de mon lit.
Pas fatiguée. Épuisée. Ce n'est pas la même chose, et quand on y est, on le sait.
Voici ce qui m'a aidée, dans l'ordre où je le referais.
D'abord, dormir pour de vrai
Pas une sieste. Pas une grasse matinée.
J'ai dormi trois jours. J'avais des vertiges, je n'avais même pas la force de me lever. Et il a fallu que quelqu'un m'y autorise, parce que je n'y arrivais pas toute seule.
Tant que la dette de sommeil est là, rien d'autre ne marche. Ni les compléments, ni le sport, ni la motivation. On comble d'abord le trou.
Ensuite, le chaud et le froid
C'est une technique que j'ai découverte après mon burn-out.
Alterner le chaud et le froid toutes les cinq à dix minutes relance la circulation et donne un coup de fouet à l'énergie vitale. Une douche qui finit froide, c'est déjà ça. À vérifier avec un professionnel de santé selon ton état.
Ce n'est pas magique. Mais c'est immédiat, c'est gratuit, et ça marche les jours où on ne peut rien faire d'autre.
Puis, regarder du côté des émotions
L'énergie ne vient pas seulement du corps. Elle vient aussi de nos émotions.
Une colère qu'on ravale, une chose qu'on n'ose pas dire, une situation qu'on accepte alors qu'elle ne nous convient pas : tout ça consomme énormément, en silence, toute la journée.
Nos émotions, si nous les écoutons, nous indiquent le chemin. La colère dit qu'une situation ne doit plus être acceptée. La peur dit d'avancer prudemment. La joie dit que c'est la bonne direction.
Beaucoup de femmes que j'accompagne récupèrent plus d'énergie en disant enfin une chose qu'en changeant leur assiette.
Enfin, l'assiette et le mouvement
Dans cet ordre, et pas avant.
Des repas assis, à heures régulières. Du vrai, pas de l'ultra-transformé. Et du mouvement doux : marcher, nager, quelques postures. Pas du sport de performance — ton corps n'a pas les réserves pour ça en ce moment.
Quand je me suis remise à bouger après mon burn-out, j'allais deux fois par semaine faire des exercices dans une piscine. Une heure dans l'eau, parfois avec des poids. L'avantage de l'eau, c'est qu'on ne peut pas se blesser.
Le signal à ne pas rater
Un jour, mon mari m'a dit : « Si tu n'as plus envie de manger quoi que ce soit, venant de toi, c'est grave. »
Chacune a son signal. Le mien, c'était la nourriture — moi qui adore ça. Pour une autre, ce sera les amies, la musique, l'envie de sortir.
Apprends à reconnaître le tien. C'est ta propre alarme, et elle est fiable.
Les questions qu'on me pose
En combien de temps on remonte ?
Pour le sommeil, quelques jours à quelques semaines. Pour le reste, comptez en mois. Un épuisement qui s'est installé sur deux ans ne se répare pas en deux semaines.
Les compléments alimentaires, ça aide ?
Parfois, et jamais en premier. Avant de compléter, on regarde ce qui se vide : le sommeil, les émotions, les repas sautés.
Comment savoir si c'est un burn-out ?
Ce n'est pas à moi de le dire. Si tu ne te lèves plus, si plus rien ne te fait envie, parles-en à ton médecin. Mon accompagnement ne remplace pas un suivi médical.
Et si je n'ai vraiment pas le temps de me reposer ?
Alors commence par cinq minutes assise, chaque jour, à la même heure. C'est ridiculement peu, et c'est par là que j'ai recommencé.
À lire aussi
30 minutes, toi et moi
On regarde où tu en es, ce que ton corps te demande, et ce qui est réaliste pour toi maintenant. Si je peux t'aider, je te le dis. Si je ne peux pas, je te le dis aussi.
C'est gratuit et sans engagement.


