Arrêter de se comparer aux autres femmes
19 octobre 2026 · 4 min de lecture · Confiance en soi
Devant les rayons du supermarché, adolescente, je restais longtemps devant les boîtes de coloration et les lentilles de couleur.
J'avais entendu des garçons dire que les filles blondes aux yeux bleus étaient les plus belles. Alors moi aussi, je voulais être blonde aux yeux bleus.
Je n'ai jamais osé franchir le pas. Mais pendant trente ans, j'ai continué à mesurer mon visage à celui des autres.
La comparaison ne s'arrête pas toute seule
On croit souvent qu'elle passera : avec l'âge, avec les enfants, avec la réussite.
Elle ne passe pas. Elle change d'objet, c'est tout. À vingt ans on compare son visage, à trente son corps après les grossesses, à quarante son énergie, à cinquante sa vie entière.
Et chaque comparaison se fait toujours dans le même sens : ce qu'il y a de mieux chez l'autre, contre ce qu'il y a de pire chez soi.
Ce qui a vraiment changé les choses pour moi
Ce n'est pas une phrase que je me suis répétée devant le miroir.
C'est un séjour de plusieurs semaines en Thaïlande. Les jours ensoleillés, j'aimais aller marcher seule. J'observais les femmes, dans les rues, sur les marchés, dans les restaurants. Je regardais leurs sourires, leurs vêtements, leur douceur.
Je les trouvais toutes belles et gracieuses.
Et un jour, sans que je l'aie décidé, j'ai commencé à me réconcilier avec mes traits asiatiques. J'ai compris que je pouvais cesser de me comparer aux femmes françaises.
Ce qui m'a sortie de la comparaison, ce n'est pas d'avoir arrêté de regarder les autres femmes. C'est d'avoir regardé beaucoup de femmes, longtemps, sans me mettre en concurrence avec elles.
Trois choses concrètes
Change ce que tu regardes. Si ton fil d'actualité te laisse un goût amer chaque soir, ce n'est pas toi le problème : c'est ce que tu regardes. Retire deux comptes cette semaine. Deux, pas vingt.
Nomme ce que tu envies précisément. Pas « elle est mieux que moi », mais « j'aimerais avoir sa façon de dire non ». Une fois nommé, ça devient un objectif. Tant que ça reste flou, ça reste une blessure.
Reviens à ton corps avant de revenir à ta tête. On ne sort pas de la comparaison par la pensée. Un corps reposé, nourri, qui bouge, se compare beaucoup moins. C'est mécanique.
Où j'en suis aujourd'hui
Je ne me compare plus à aucune femme, et je suis en paix avec ma mère et ma grand-mère.
Car chaque femme possède sa propre beauté, intérieure et extérieure. Comme les fleurs, elles embellissent le monde.
Je ne cherche plus à me trouver belle à tout prix quand je croise mon reflet. Je veux seulement être moi, m'accepter et m'aimer telle que je suis. Avec mes défauts et mes imperfections.
Ce chemin, j'ai mis longtemps à le parcourir.
Les questions qu'on me pose
Combien de temps ça prend ?
Chez moi, des années. Mais les premiers effets se voient en quelques semaines dès qu'on change ce qu'on regarde tous les jours. C'est le levier le plus rapide.
Et si c'est ma mère ou ma sœur à qui je me compare ?
C'est le cas le plus fréquent, et le plus douloureux. Là, ce n'est plus de la comparaison : c'est une place qu'on cherche. On travaille autre chose.
Est-ce que se comparer est toujours mauvais ?
Non. Regarder une femme qui fait ce que tu rêves de faire peut te montrer le chemin. La différence tient à une chose : est-ce que ça te donne de l'élan, ou est-ce que ça te rabaisse ?
30 minutes, toi et moi
On regarde où tu en es, ce que ton corps te demande, et ce qui est réaliste pour toi maintenant. Si je peux t'aider, je te le dis. Si je ne peux pas, je te le dis aussi.
C'est gratuit et sans engagement.


