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Bien-être et confiance en soi : pourquoi l'un ne va pas sans l'autre

19 octobre 2026 · 4 min de lecture · Bien-être

Bien-être et confiance en soi : pourquoi l'un ne va pas sans l'autre

Il y a eu une époque où je n'osais pas demander l'heure dans la rue.

Et puis, un jour, cette même jeune femme a parcouru des rues entières pour déposer ses CV et ses lettres de motivation. Ma peur n'avait pas disparu. Mais pour la première fois, quelque chose avait été plus fort qu'elle.

Je n'avais pas « travaillé ma confiance ». J'avais dormi, mangé, marché. Et j'avais une raison d'y aller.

C'est ça, le lien que je veux te montrer.

La confiance n'est pas une pensée, c'est un état

On croit que la confiance en soi se décide. Qu'il suffit de se répéter qu'on en est capable.

Je l'ai cru longtemps. Et je l'ai vérifié : ça ne marche pas quand on est épuisée.

Regarde une journée où tu as mal dormi. Tout paraît plus difficile. Un mail te blesse. Une remarque te fait douter. Tu renonces à dire ce que tu voulais dire en réunion.

Et une journée où tu as bien dormi, bien mangé, marché au soleil : les mêmes mots glissent. Tu réponds. Tu oses.

Ta confiance n'a pas changé entre les deux. Ton corps, si.

Ce que dit la science, simplement

Une étude menée à Harvard et à Berkeley a comparé des cerveaux après une nuit normale et après une nuit blanche. Sans sommeil, la zone qui gère la peur — l'amygdale — réagit environ 60 % plus fort aux images négatives, et elle se déconnecte de la partie du cerveau qui raisonne et relativise.

Autrement dit : une femme fatiguée ne manque pas de confiance. Son cerveau est réglé sur l'alerte.

C'est pour ça que, dans mon accompagnement, je ne commence jamais par les croyances. Je commence par le sommeil, l'assiette, le mouvement. La confiance revient derrière, presque toute seule.

Le cercle, dans un sens comme dans l'autre

Quand on va bien, on ose. Et quand on ose, on va mieux.

J'anime des groupes depuis 2012. J'ai vu des femmes arriver en rasant les murs et repartir en prenant la parole devant trente personnes. Pas parce qu'elles avaient lu un livre sur la confiance. Parce qu'elles avaient retrouvé leur énergie, puis fait une petite chose qui leur faisait peur. Puis une autre.

Mais le cercle tourne aussi à l'envers. Moins on se sent capable, moins on prend soin de soi : on saute les repas, on repousse la marche, on se couche tard pour « finir ». Et moins on prend soin de soi, moins on se sent capable.

Mon troisième burn-out, c'était ça. Un cercle qui tournait à l'envers depuis des années, sans que je m'en aperçoive.

Par quel bout attraper le cercle

Par le corps. Toujours. C'est le bout le plus facile à saisir, parce qu'il ne demande pas de courage — juste une décision.

Un : une semaine de sommeil protégé.

Sept nuits, la même heure de coucher, sans écran dans la dernière demi-heure. Puis regarde ce que tu oses faire le huitième jour que tu n'osais pas le premier.

Deux : une petite peur par semaine.

Pas la grande. Une petite. Demander une précision. Dire « je ne suis pas d'accord ». Prendre la parole la première dans une réunion. Chaque petite peur traversée est une preuve que ton corps enregistre.

Trois : noter la preuve.

Le soir, une ligne : « Aujourd'hui, j'ai osé… ». La confiance, c'est une collection de preuves. Pas une affirmation.

Les questions qu'on me pose

Je suis en forme, mais je manque quand même de confiance. Pourquoi ?
Parce que le bien-être ouvre la porte, mais il faut la passer. Si le corps va bien et que la confiance ne suit pas, c'est qu'il manque l'action : la petite peur traversée. C'est là que le coaching sert.

Et si c'est plus profond — une histoire ancienne ?
Ça arrive, et je le respecte. Lorsque j'estime que ce que tu traverses relève d'un thérapeute, je te le dis et je te redirige. Mon travail commence là où tu en es aujourd'hui et regarde devant.

En combien de temps on sent la différence ?
Sur l'énergie, quelques semaines. Sur la confiance, dès la première petite peur traversée — et c'est pour ça que je la demande tôt dans l'accompagnement.

Lequel de tes programmes parle de ça ?
« Renaissance Féminine » : six étapes pour revenir à toi, à ton corps, à ton énergie et à ta confiance. Et pour les entrepreneures, « Équilibre et Bien-être au Féminin ».

Et toi ?

La dernière fois que tu as manqué de confiance, est-ce que tu avais dormi ?

La réponse ne règle pas tout. Mais elle dit par où commencer.

Les sources

L'étude citée dans cet article, telle que référencée sur PubMed, la base de la Bibliothèque nationale de médecine des États-Unis :

  • Yoo SS, Gujar N, Hu P, Jolesz FA, Walker MP. The human emotional brain without sleep — a prefrontal amygdala disconnect. Current Biology, 2007. pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/17956744

Cet accompagnement ne remplace pas un suivi médical.

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